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Pédagogie2018-09-10T11:01:35+00:00

L’éducation démocratique

Notre objectif pour les enfants est qu’ils soient épanouis durant leur scolarité mais aussi pour tout le reste de leur vie. Nous tenons à leur offrir les meilleures opportunités possibles pour la suite. Par exemple, tous les enfants ne souhaiteront pas intégrer un établissement supérieur, mais nous ferons en sorte que ceux dont c’est le but puissent atteindre l’excellence académique. La culture de l’école encourage la découverte du plein potentiel de chacun, c’est pourquoi nous proposerons les outils et le suivi nécessaires pour que chacun atteigne ses objectifs les plus ambitieux.

D’un point de vue pédagogique, une question simple mérite d’être posée : doit-on aborder l’éducation des enfants différemment de celle des adultes ? Pour nous, la réponse est non. Les adultes ne s’engagent dans un apprentissage que lorsqu’ils y voient un intérêt personnel. Pourquoi alors devrait-il en être autrement avec les enfants ? Après tout, quel est le but de l’éducation si ce n’est d’ouvrir la voie à une vie d’adulte heureuse, riche et auto-déterminée ?

Une approche centrée sur l’enfant peut répondre aux besoins spécifiques de chaque individu. En se donnant leurs propres objectifs tout au long de l’année, les membres de notre école maintiennent un fort niveau de motivation. Or, lorsque l’apprentissage est guidé par une motivation intrinsèque, il est de bien meilleure qualité. La compréhension est plus profonde et la mémorisation plus durable.

A mesure qu’ils découvrent de nouvelles choses et que leurs intérêts évoluent, nous les aidons à établir leurs objectifs et à les poursuivre avec passion.

A l’Ecole Nikola Tesla, l’environnement est conçu pour maximiser le développement de valeurs et de compétences fondamentales : esprit d’initiative, responsabilité sociale, coopération, rationalité et confiance en soi. Grâce à une culture qui respecte et nourrit leur individualité, notre école encourage les enfants à devenir des libres penseurs, indépendants et dynamiques.

Fonctionnement de l’école

Il n’est pas évident de comprendre une école démocratique sans y avoir passé du temps. Quelqu’un qui la visite pour la première fois aura l’impression d’arriver au moment de la récréation. Mais il n’y a pas de récréation, les étudiants sont toujours libres de s’atteler à l’activité de leur choix.

Au premier abord, ce contexte peut sembler déstructuré, mais un cadre est bel et bien présent et joue même un rôle très important. L’auto-organisation d’une école démocratique est simplement moins visible que l’organisation hiérarchique des structures traditionnelles.

A l’Ecole Nikola Tesla, nous pensons que chacun, quel que soit son âge, peut prendre des décisions responsables. C’est pourquoi les enfants et les membres de l’équipe dirigent ensemble les réunions et ont un droit de vote égal sur les règles de vie de l’école. Les éventuels conflits sont eux aussi résolus de manière collégiale. En débattant lors de ces réunions, les enfants s’entraînent à parler de manière articulée, convaincante et respectueuse. Cette participation active montre aux élèves à quel point il est gratifiant de faire partie d’une communauté et de s’y sentir valorisé.

L’éducation démocratique s’affranchit de nombreuses contraintes de l’école traditionnelle : l’obligation de suivre un programme prédéterminé, le regroupement par tranches d’âges, les notes, la hiérarchie entre élèves et adultes, etc. C’est donc un acte courageux pour les familles que de faire confiance à ce modèle, mais l’expérience a prouvé qu’il fonctionne. Les membres des écoles démocratiques réussissent aussi bien voire mieux que ceux des écoles classiques, et ils sont en proportion plus nombreux à devenir diplômés d’études supérieures. En étant constamment actifs au sein de leur communauté, ils acquièrent tous les outils pour être à l’aise au moment de se lancer dans leur vie d’adulte.

De la même façon qu’un nouveau-né débute sa vie dans le cocon de sa maison puis explore ensuite ses alentours et découvre progressivement un monde de plus en plus vaste, les élèves d’une école démocratique partent de leurs propres intérêts, dont ils développent une compréhension croissante jusqu’à atteindre des concepts très avancés. Tout cela se passe selon une progression naturelle basée sur les capacités des élèves, soutenus par leurs camarades, les membres de l’équipe, leurs parents et d’autres personnes extérieures à l’école.

Pour résumer, l’apprentissage à l’école est :


  • Personnalisé : il se produit à tout moment, au rythme de chacun et de la façon qui lui convient le mieux.

  • Auto-déterminé : les élèves prennent en charge leurs activités, ce qui assure leur motivation. L’absence de note assure que chaque activité est faite pour l’intérêt réel que lui porte l’élève.

  • Actif : le savoir est cherché/découvert plutôt que reçu/absorbé (ou “c’est en faisant qu’on apprend le mieux”)

  • Profond : les capacités de réflexion sont engagées plutôt que la simple mémorisation.

  • Enrichi par la technologie : les moyens d’apprendre sur internet sont infinis et la qualité de certaines ressources est excellente. Les jeunes d’aujourd’hui ont des opportunités fantastiques de poursuivre leurs intérêts jusqu’à un niveau très avancé.

  • Enrichi par la diversité des âges : le mélange des âges cultive un esprit d’ouverture et encourage les élèves à prendre soin les uns des autres. Les plus jeunes prennent exemple sur leurs aînés, qui se sentent valorisés de pouvoir transmettre leur savoir. Tout le monde en sort grandi.

  • Connecté au monde réel : les activités et projets des élèves sont concrets et peuvent se transformer en passions et en vocations.

  • Holistique : chaque élève est considéré dans son intégralité. L’acquisition des savoirs n’est qu’un des éléments nécessaires à une vie équilibrée. Le développement physique doit lui aussi être cultivé, de même que le bien-être psychologique, la créativité, les relations sociales, et le sentiment de contribution.

Règlement de l’école

Questions fréquentes

PHILOSOPHIE

Chaque jour est différent dans une école démocratique. Quand les enfants arrivent à l’école, ils signent la feuille de présence et rangent leurs affaires et leur déjeuner dans le réfrigérateur. Puis ils démarrent l’activité de leur choix. Au fil de la journée, certains enfants surfent sur internet, déjeunent, dessinent, lisent, font des puzzles, jouent à des jeux de société, font des maths, pratiquent un instrument de musique, etc. Chaque jour est l’occasion d’une nouvelle expérience dont l’imagination et l’intérêt de l’enfant sont les seuls moteurs.

Voici une journée type telle que la décrit l’Ecole Nectarine sur ce lien.

Les membres de notre école sont libres de faire ce qu’ils veulent de leurs journées, du moment qu’ils agissent dans le respect de l’autre, de la loi française et des règles votées de manière collective. Ils doivent cependant se conformer :

  • au Conseil de Justice qui règle tout désaccords et toutes infractions avec la participation active des membres de l’école. Il résout les conflits de manière structurée, juste, et avec suivi. Chacun peut y déposer une plainte à l’encontre d’un autre membre, enfant ou adulte (qui sont d’ailleurs souvent traités avec plus de fermeté car ils sont censés montrer l’exemple). Le règlement peut par exemple inclure une règle disant que quelqu’un qui a quitté sa place depuis moins de 10 minutes aura le droit de la reprendre. Il peut aussi inclure des règles de présence obligatoire (voir le paragraphe « Education Nationale »), les droits de chacun tels que la liberté d’expression, ou les règles d’utilisation de certains matériels.
  • au Conseil d’Ecole, qui vote les règles de l’école et décide du budget dédié aux activités et au matériel.

Les membres du staff ne sont pas nécessairement des professeurs. Nous ne les considérons pas comme des enseignants, car dans notre école, tout le monde est à la fois élève et enseignant. 🙂

Les membre de l’équipe ont tout de même un rôle particulier car ils sont les garants de la pérennité de l’école, du bon fonctionnement de ses principes démocratiques et du respect du règlement intérieur. Ils garantissent la sécurité des membres de l’école et nourrissent un climat de respect mutuel. Bien que nous essayions de pratiquer la non-intervention, nous proposons des activités facultatives (présentations, sorties, etc.) dans le but d’ouvrir les enfants au monde extérieur et de leur faire découvrir des choses vers lesquelles ils ne se seraient peut-être pas tournés. Les enfants eux-mêmes sont encouragés à faire découvrir des choses aux autres s’ils en ont envie. Nous sommes également disponibles pour aider les enfants s’ils le demandent.

Il est rare qu’une famille fonctionne de manière démocratique. Les parents prennent les plus grosses décisions dans la vie d’un enfant, et c’est une chose que nous reconnaissons. Bien sûr, tout ne doit pas être soumis au vote, mais plus vous laissez à votre enfant le contrôle de ses propres décisions et plus il se sentira responsable. Cela rendra le fonctionnement de notre école d’autant plus cohérent et en phase avec celui de votre vie de famille.

Il revient aux parents de se poser la question : êtes-vous prêts à faire confiance à votre enfant pour prendre ses responsabilités sur sa propre vie, ou faut-il le forcer à se préparer au Bac même s’il faut en venir à la carotte et au bâton ? Notre prise de position est claire : nous faisons confiance au jeune pour impulser et persévérer dans la formation dont il a besoin pour être qui il souhaite être.

Pour une majorité des jeunes des écoles démocratiques, cela passe par le Bac et le suivi d’une formation universitaire. Le livre the lives of Subdbury alumni (2005) est un sondage de ce que sont devenus les centaines d’anciens de Sudbury-Valley. Parmi eux, 80% finissent par aller à l’université, et obtiennent habituellement leur premier choix. Il y a aussi quelques originalités, comme un créateur d’une société d’informatique qui s’est consacré uniquement à la pêche jusqu’à ses 15 ans, un professeur de mathématiques qui n’a pas suivi de leçons de maths jusqu’à son entrée à l’université, et plus récemment Laura Poitras et son Oscar décerné pour Citizenfour, le documentaire sur Snowden.

*crédit question : www.ecole-dynamique.org

Ce genre d’école est peu connu mais n’a rien de nouveau. Dans le monde occidental moderne, les Ecoles démocratiques existent au moins depuis les années 20 (depuis Summerhill, toujours ouverte) et comptent plusieurs centaines d’exemples aujourd’hui.  Le mouvement des écoles Sudbury, fondé en 1969 par Daniel Greenberg, connaît un succès international grandissant, avec >40 écoles dans le monde.

En Europe, on compte une quarantaine d’écoles démocratiques, dont une qui a ouvert à Dijon en mai 2014: l’Ecole de la Croisée des Chemins.  En France, Bernard Collot a développé et théorisé une approche très similaire à Sudbury depuis les années 60 : école du 3ème type. Il en existe une à Paris 12ème depuis 2010: la Maison des Enfants

Est-ce un risque? Cela dépend de nos attentes et de nos critères de réussite. Si on attend d’un enfant qu’il sache vivre dans le moment présent, entreprendre des projets personnels, apprendre à se connaître soi-même et interagir avec le reste du monde en pleine confiance, alors l’école conventionnelle est extrêmement risquée.

*crédit question : www.ecole-dynamique.org

L’objectif de notre école n’est pas de préparer les jeunes au Bac, et si telle est l’attente des parents, il vaut mieux choisir une autre école. Les élèves de l’école dynamique décideront d’entreprendre une préparation au Bac s’ils jugent que cela est utile pour leur projet professionnel. Le Bac n’est plus une fatalité aujourd’hui, lorsque l’on sait que des structures récemment ouvertes ne le requièrent pas comme pré-requis (comme l’école 42, avec 40% d’élèves n’ayant pas la Bac), que le travail salarié est de plus en plus fragilisé en comparaison du travail indépendant, et que les entreprises s’intéressent de moins en moins aux diplômes. Elles considèrent de plus en plus l’expérience, le réseau et les compétences d’un candidat comme primordiales.

Par ailleurs, les statistiques tirées des 2 millions de « home-schoolers » aux Etats-Unis prouvent que l’autonomie apporte de meilleurs résultats scolaires (86/100 vs. 50/100 en moyenne) et de plus grandes chances de succès à l’université, en plus de mieux développer les compétences nécessaires à la vie adulte (voir les détails sur www.home-scool.com). En effet, un jeune responsable de sa propre instruction travaille à son propre rythme, donc le plus efficacement possible, et il apprend mieux à se prendre en main et à apprendre, donc à être plus responsable et efficace dans la poursuite de ses objectifs.

*crédit question : www.ecole-dynamique.org

Un enfant apprend à marcher et parler sans contrainte, programme ou méthode spécifique. Tout être humain a besoin de parler pour interagir avec son environnement, et dans notre environnement actuel, il en est de même pour lire, écrire et compter, compétences qui sont appelées fondamentales pour une bonne raison : on ne peut pas vivre sans. Dans les écoles démocratiques, tous les enfants sans exception apprennent à lire, écrire et compter sans recevoir d’enseignement formel de la part d’un pédagogue diplômé.

*crédit question : www.ecole-dynamique.org

Si vous pensez qu’un enfant libre ne rencontre aucune difficulté, c’est que vous n’avez pas encore rencontré un enfant libre. Rappelez-vous de votre passage à la vie d’adulte, de votre sortie du cadre scolaire : un jeune en première année de fac est-il outillé pour faire face à un élargissement soudain de ses libertés ? La recherche de la vie qu’on veut mener et de son orientation professionnelle est-elle facile et sans embûches? Non, au contraire. La soudaine responsabilité de soi a quelque chose de vertigineux, et l’expérience des écoles démocratiques démontre les bénéfices de mettre les jeunes en situation de prendre leur vie en main dès le plus jeune âge.

La vie est déjà pleine de défis, nul besoin de créer des obstacles artificiels, surtout si ces difficultés n’ont rien à voir avec ceux de la vie réelle : qui dans le monde, à part un enfant, est contraint de s’asseoir derrière un pupitre en silence de 9h à 17h, pour obéir à des instructions consistant principalement à ingurgiter des informations par lesquelles on se sent peu concerné ? A l’école dynamique, au cours de leurs projets, les jeunes seront confrontés à des défis concrets, des situations qui nécessiteront une grande persévérance, des échecs et des conflits, et des décisions parfois lourdes de conséquences pour eux-mêmes et leur groupe. Aussi, entre deux situations difficiles, pourquoi ne pas tout simplement être heureux et profiter d’une vie formidable, telle qu’elle devrait l’être pour tous ?

*crédit question : www.ecole-dynamique.org

APPRENTISSAGE

A travers le jeu, les enfants apprennent à se référer au monde adulte. Ils apprennent à se concentrer, à imaginer et à communiquer. A travers le jeu, ils développent des goûts et des aptitudes.

  • Le cas des jeux vidéos : Il peut être effrayant de se dire que son enfant pourra passer son temps à jouer aux jeux-vidéo s’il le souhaite. Mais vous devez garder confiance car il finira un jour ou l’autre par s’ouvrir à d’autres activités et à prendre sa vie en main. C’est ce qu’il se passe dans 100% des cas. Les écoles démocratiques laissent une pleine liberté aux élèves parce qu’elles ont observé que lorsqu’on donne à quelqu’un la responsabilité de gérer son temps, il poursuit les activités dont il a le plus besoin pour son apprentissage et son développement personnel.

En fonction du nombre d’années durant lesquelles votre enfant était dans l’enseignement traditionnel, il est possible qu’il passe par une période de “déscolarisation” en arrivant dans notre école. C’est une transition nécessaire pour que l’élève se reconnecte à lui-même.

Cela peut passer par des périodes où il souhaite ne rien faire du tout.

Puisque ce modèle est nouveau pour lui, votre enfant est susceptible de tester les adultes, pour voir si effectivement ils n’interférent pas dans ses choix. Tous ces comportements sont normaux. Vous devez en avoir conscience et accepter que ça fait partie du processus de transition.

Quand un enfant est prêt et qu’il a la volonté d’apprendre des compétences telles que la lecture, l’écriture ou le calcul, il y arrive plutôt facilement. L’école traditionnelle force les enfants à apprendre au même âge et au même rythme, souvent avant qu’ils soient prêts à recevoir cet enseignement ou avant qu’ils ne s’y intéressent. De fait, le processus d’apprentissage peut-être difficile et prendre du temps car il n’est pas motivé par l’envie.

De manière empirique, on constate que les élèves d’écoles démocratiques apprennent à lire seuls, certains à l’âge de 4 ans, d’autres à 12 ans. Mais, quel que soit l’âge auquel ils apprennent la lecture, on se rend compte qu’ils finissent avec des niveaux de lecture comparables. On ne constate aucun retard pour ceux qui ont appris plus tard. Tout est question de motivation.

En ce qui concerne les maths, il a été démontré plusieurs fois que le programme allant de la primaire (addition, multiplication…) à la 4ème (équation à une inconnue, fonction linéaire…) peut être appris en 6 semaines quand l’enfant est prêt ! Ça en laisse du temps pour jouer. 🙂

Voici une vidéo TED d’un prof de maths en primaire et collège : “Pourquoi l’instruction en maths n’est pas nécessaire” (sous-titres en français disponibles).

Avec internet, les ordinateurs, les smartphones, tout le monde peut tout explorer et tout apprendre, partout. D’autant plus que des plateformes d’apprentissage autonome de très bonne qualité existent (Khan Academy, Duolingo, Kartable…).

De plus, les interactions avec les autres enfants de tout âge et les adultes de l’équipe les exposent à une grande variété de domaines et d’expériences, bien plus qu’à l’école classique où une seule personne délivre un cours et où tous les élèves ont le même âge. Libre à eux ensuite de suivre leur curiosité et intérêts grâce aux outils à leur disposition.

Nous faisons aussi venir des intervenants et organisons des sorties pédagogiques pour que les enfants puissent avoir une expérience de terrain s’ils le souhaitent. Elles ne sont pas obligatoires et sont décidées en concertation avec les membres de l’école.

Nous croyons fortement que tout enfant a un désir d’apprendre. 

Le système éducatif actuel a été créé durant l’ère industrielle, quand nous avions besoin de main d’oeuvre pour faire fonctionner des machines. Cela faisait sens à l’époque.

A l’ère du numérique, beaucoup d’enfants ont un smartphone, et on ne peut plus leur demander de rester assis 6 heures par jour à écouter passivement un professeur. Ça ne correspond plus à notre époque. Beaucoup d’enfants ont eux-mêmes cette impression que l’école traditionnelle est une perte de temps.

Les écoles démocratiques laissent aux enfants le temps et l’espace pour reconnecter avec leur désir naturel d’apprendre sans qu’on leur dise quoi apprendre ni de quelle manière.

Certaines personnes voient la valeur sociale de la pédagogie des écoles démocratiques mais pensent qu’elles doivent combler le “manque d’apprentissage” en donnant des cours à leur enfant.

Si c’est vraiment le désir de l’enfant, pourquoi pas.

Certains parents ressentent une anxiété à l’idée de n’imposer aucun apprentissage à leur enfant. Forcer son enfant à suivre des cours du soir ou le forcer à apprendre à lire lui enverrait deux messages opposés : que l’école sert à jouer et à rencontrer des camarades, et qu’à la maison on apprend “pour de vrai”.  

Cela défait complètement le travail de notre école. Les principes de liberté d’apprendre à son rythme n’existeront plus pour cet enfant et la communauté même sera mise en péril.

Nous organisons des ateliers pour les parents qui souhaitent appliquer les principes de l’école à la maison afin qu’ils retirent autant de bénéfices que possible de la scolarisation en école démocratique.

De manière générale, les enfants qui ont fréquenté une école primaire ou un collège indépendant passent un examen d’entrée (organisé chaque année). Les conditions d’admission en collège ou en lycée pour ces élèves – qui ne proviennent ni de l’enseignement public ni de l’enseignement privé sous contrat – sont mentionnées dans la note de service n°81-173 du 16 avril 1981 de l’Education Nationale. Le contenu de l’examen est arrêté par l’inspecteur d’académie et l’organisation de l’examen ainsi que la constitution du jury sont gérés par le chef d’établissement d’accueil. Ces examens se passent généralement sans difficulté et en cas de désaccord les parents peuvent faire appel.

Pour rejoindre un établissement hors contrat, c’est souvent plus simple. La plupart admettent les élèves sur dossier, même si certains font quand même passer un examen d’entrée. Plus l’établissement entièrement libre dont est issu l’élève est prisé et connu, plus ses anciens élèves ont des chances d’être dispensés de test d’admission.

Dans tous les cas, les professeurs et les parents ont été surpris par les facultés d’adaptation dont ont fait preuve les enfants. Mais ce n’est pas surprenant quand on sait qu’une école démocratique demande à ses membres d’être responsables, respectueux, et autonomes. Les autres programmes où on leur dit quoi faire sont faciles à suivre, en comparaison.

Il peut y avoir des lacunes, bien sûr. Mais les lacunes sur les connaissances académiques sont bien moins importantes (et plus faciles à surmonter) que le manque de connaissance de soi et des autres.

De plus, il ne faut pas oublier que l’état des connaissances change constamment. Ce qui était vrai il y a 20 ans ne l’est plus forcément, certaines choses disparaissent et d’autres sont créées. C’est particulièrement le cas dans le monde du travail. Des études avancent que la moitié des métiers aura disparu d’ici 15 ans. Les personnes qui s’en sortiront le mieux dans ce monde en pleine transformation sont celles qui auront les meilleures capacités d’adaptation et d’autonomie.

Imaginons : un membre d’école démocratique aimerait être ingénieur en biomécanique.

Il aura besoin de répondre à certains critères pour être accepté dans un programme supérieur. C’est une réalité, quel que soit le passé scolaire. Mais cet enfant a appris et expérimenté ce que c’était de prendre en main sa vie et ses apprentissages. Il saura trouver et répondre à n’importe quel critère de sélection. Passer les concours en candidat libre, trouver un travail pour payer les frais de scolarité, remplir des dossiers… il se donnera les moyens d’atteindre ses buts car il sera poussé par une motivation intrinsèque plutôt que par une obligation. Si besoin, le staff est aussi là pour aider l‘enfant à étudier ses différentes options.

Le monde de l’éducation supérieure change rapidement et de plus en plus d’options sont disponibles. Les élèves sont encouragés à chercher et poursuivre celles qui leur correspondent le mieux. Aux États-Unis par exemple, beaucoup d’étudiants d’écoles démocratiques choisissent le cursus classique de 4 ans en université. 80% de ces étudiants entrent dans le premier établissement souhaité sur leur liste de voeux. Pourquoi ? Parce que leur profil est atypique et qu’ils se démarquent des autres dossiers. Ils savent ce qu’ils veulent étudier et sont capables d’expliquer pourquoi ils choisissent un établissement plutôt qu’un autre. Ils ont une telle expérience dans l’expression de leur liberté et de leurs choix qu’ils sont mieux préparés à la vie universitaire que les autres jeunes du même âge.

Avec plus de 40 ans de recul, on remarque que la grande majorité des anciens membres d’écoles démocratiques vivent une vie en harmonie avec leurs valeurs. En d’autres mots, il se connaissent, savent ce qu’ils veulent et comment l’atteindre. Ils cherchent du sens dans leur travail et dans leur vie personnelle. Ils sont heureux avec la vie qu’ils se sont créée. Les anciens sont aussi particulièrement bien préparés à l’évolution constante du monde moderne, où l’autodidaxie et la volonté de toujours apprendre sont de plus en plus indispensables.

ELEVES / MEMBRES

Tous les profils sont acceptés, du “bon élève” à celui qui ne s’y retrouve pas dans l’école traditionnelle.

Dans une école démocratique, on peut trouver : des enfants brillants et très motivés qui se lancent des challenges, ceux qui ont une manière d’apprendre unique et qui ont besoin d’avancer à leur rythme, les enfants sensibles qui cherchent avant tout de la tolérance et de la compréhension, les passionnés d’exploration et de création, ceux qui sont de vraies piles électriques, les frustrés de l’école traditionnelle qui découvrent la liberté, les timides qui préfèrent qu’on les laisse prendre en main leurs intérêts, les indépendants qui aiment prendre des responsabilités… et bien plus encore !

Oui. Mais au cas par cas. Cela dépendra de la capacité de l’enfant à apprendre et à être responsable de ses actions. Nous ne sommes pas habilités à prendre en charge des handicaps lourds.

EDUCATION NATIONALE ET OBLIGATIONS

En France, les élèves scolarisés ont une obligation légale de présence en établissement scolaire de 24 heures par semaine minimum. Pour le bon fonctionnement de la communauté, nous souhaitons que les enfants viennent du lundi au vendredi pour au moins 5h par jour avec un arrivée à l’école entre 8h30 et 10h. Cela évite d’avoir des journées ou des créneaux horaires avec peu d’enfants.

FRAIS DE SCOLARITE

Etant donné que les écoles hors contrat ne bénéficient d’aucune subvention de l’Etat, se sont les frais de scolarité qui couvrent l’intégralité des charges de l’école (loyer, matériel, salaires…).

Pour favoriser la mixité sociale et rendre l’école accessible à davantage de familles, les frais de scolarité prennent en compte les situations de chaque foyer selon un barème indexé sur les revenus des deux parents.

Les parents auront la possibilité de régler les frais de scolarité à l’année, au trimestre ou au mois.
De plus, les situations de chaque foyer sera prise en compte dans le calcul des frais selon un barème indexé sur le Quotient Familial (disponible sur votre compte CAF en ligne).

Des réductions seront aussi accordées aux fratries (voir Frais de scolarité).

RENCONTRES

Oui !  Si vous voulez nous rencontrer, contactez-nous pour prendre rendez-vous. Nous organisons régulièrement des réunions d’information. Détails sur la page des événements.